Pablo Gargallo

Caïn 1916

Plaque en fer repoussé – pièce unique
24 x 18 x 1,3 cm

Provenance

  • Atelier de l’artiste
  • France, famille de l’artiste

Bibliographie

  • 1970 EXPOSITION : Gargallo, Paris, musée Rodin, 1970, cat.22 (bronze, collection Anguera Gargallo).
  • 1973 COURTHION : Courthion, Pierre, Pablo Gargallo, catalogue raisonné par Pierrette Anguera-Gargallo, XXe Siècle, Paris, 1973, repr. n°51.
  • 1994 MUSEO PABLO GARGALLO : Ordóñez Fernández, Rafael, Museo Pablo Gargallo, ayuntamiento de Zaragoza, Electa, 1994, repr. p.100-101 (le bronze du musée).
  • 1998 CATALOGUE RAISONNÉ : Gargallo-Anguera, Pierrette, Pablo Gargallo, catalogue raisonné, préface de Philippe Dagen, l’Amateur, 1998, p.108, n°77.
  • 2001 EXPOSITION : Pablo Gargallo, Monnaie de Paris, 3 avril – 10 juin 2001, repr. p.30.
  • 2004 EXPOSITION : Pablo Gargallo, Institut Valencia d’Art Modern, Valencia, 29 janvier- 2 mai 2004, Centre Le Bellevue, salles Les Rhunes et les Vagues, Biarritz, 25 juin-3 octobre 2004, repr. p171.
  • 2004 MUSEO PABLO GARGALLO : Ordóñez Fernández, Rafael, Museo Pablo Gargallo, ayuntamiento de Zaragoza, 2004, repr. p.129 (le bronze du musée).
  • 2018 CASTRES : Gargallo, le vide est plénitude, Augé, Jean-Louis, sous la direction de, Castres, musée Goya, musée d’art hispanique, 29 juin – 28 octobre 2018, repr.p.27.

Expositions

  • 1918 BARCELONE, Les Arts i els Artistes, Galeríes Laietanes, janvier.
  • 1966 DUISBOURG, Gargallo, Wilhem-Lehmbruck Museum, 19 novembre-31 décembre, n°22.
  • 1970 PARIS, Gargallo, musée Rodin, 23 avril-8 juin, cat.22.
  • 1971 MADRID, Gargallo, Museo Español de Arte Contemporáneo, 23 octobre-5 décembre, n°23.
  • 1975 PARIS, Sculpteurs en France de Rodin à nos jours. IVe Exposition Internationale du Petit Bronze, octobre-décembre, n°42.
  • 1980-1981 PARIS, Pablo Gargallo, musée d’art moderne de la ville, 18 décembre-1er mars, n°36.
  • 1981 BARCELONE, Gargallo Exposició del Centenari, Gargallo, Palau de la Virreina, 1 avril-24 mai, n°36.
  • 1981 LISBONNE, Gargallo, Fondation Calouste Gulbekian, juin-juillet, n°34.
  • 1981-1982 MADRID ZARAGOZA, Gargallo Exposición del Centenario, Palacio de Cristal, 20 octobre-26 novembre, La Lonja, 7 décembre-10 janvier, n°60.
  • 2001 PARIS, Pablo Gargallo, La Monnaie, 3 avril-10 juin.
  • 2004 VALENCIA-BIARRITZ, Pablo Gargallo, Institut Valencia d’Art Modern, 29 janvier- 2 mai 2004, Centre Le Bellevue, salles Les Rhunes et les Vagues, Biarritz, 25 juin-3 octobre 2004.
  • 2018 CASTRES : Gargallo, le vide est plénitude, Castres, musée Goya, musée d’art hispanique, 29 juin – 28 octobre 2018.
Cette plaque en métal repoussé est une œuvre unique.
Elle est l’original qui a permis une édition en bronze.
Cette édition comprend 7 exemplaires numérotés ainsi que 3 épreuves d’artistes et 1 bronze « museo Pablo Gargallo ».
Seule une épreuve en bronze est localisée dans un musée :
  • Zaragoza, Museo Pablo Gargallo, bronze « museo Pablo Gargallo ».
Les thèmes religieux intéressent Gargallo dès ses débuts. On les retrouve régulièrement traités dans ses œuvres avec notamment les figures du Prophète, de David ou les Piéta. Pierrette Anguera Gargallo, fille de l’artiste, raconte que le sculpteur avait toujours la Bible sur sa table de nuit.
Le personnage de Caïn est représenté dans un dessin à l’encre et à la gouache, en 1904[1]. L’homme y est décrit debout, fuyant et honteux. Tandis qu’un autre dessin à l’encre et à l’aquarelle encore plus ancien, daté de 1903, montre Caïn recroquevillé sur lui-même[2] comme dans notre plaque métallique.
 
Le nom de Caïn signifie en hébreu « forgeron » ou artisan qui fabriquait des instruments de cuivre et de fer pour en faire des armes de guerre. Cette étymologie a-t-elle inspirée à Gargallo de s’intéresser particulièrement à ce personnage ?
 
À la même période, Manolo, ce sculpteur compatriote et ami de Gargallo, excelle aussi dans les bas-reliefs et les figures recroquevillées. En 1912, il crée un relief de Léda et le Cygne [3] présentant une Léda recroquevillée de dos avec une morphologie musclée très similaire à celle du Caïn de Gargallo. Les deux artistes ont un parcours équivalent, évoluant entre le Barcelone noucentiste et le Paris des avant-gardes, s’imprégnant des différents développements modernes de l’art tout en restant en marge du cubisme. Comme dans les œuvres de Manolo, on retrouve dans Caïn une vision synthétique et quasi-géométrique des formes, une composition monolithique, des caractéristiques qui peuvent également être un héritage de la sculpture de Derain.

[1] 2004 EXPOSITION, p.116 : Caïn, 1904, lavis d’encre et gouache, 40 x 29 cm, famille de l’artiste.
[2] 2004 EXPOSITION, p.170 : Caïn, 1903, encre et aquarelle, 14 x 23 cm, collection privée.
[3] Manolo, Léda et le Cygne, bas-relief, épreuve en bronze, n°1, 17,3 x 17,4 cm, Galerie Malaquais.