Pablo Gargallo
Femme se coiffant vers 1916
Plaque en cuivre repoussé – pièce unique
H. 19 ; W. 13,5 ; D. 0,5 cm
Provenance
- Atelier de l’artiste
- France, famille de l’artiste
Bibliographie
- 1970 EXPOSITION : Gargallo, Paris, musée Rodin, 1970, cat.27.
- 1973 COURTHION : Courthion, Pierre, Pablo Gargallo, catalogue raisonné par Pierrette Anguera-Gargallo, XXe Siècle, Paris, 1973, repr. n°47.
- 1998 CATALOGUE RAISONNÉ : Gargallo-Anguera, Pierrette, Pablo Gargallo, catalogue raisonné, préface de Philippe Dagen, l’Amateur, 1998, p.108, n°72.
- 1980-1981 EXPOSITION : Pablo Gargallo, musée d’art moderne de la ville, 18 décembre-1er mars, n°32.
- 2004 EXPOSITION : Pablo Gargallo, Institut Valencia d’Art Modern, Valencia, 29 janvier- 2 mai 2004, Centre Le Bellevue, salles Les Rhunes et les Vagues, Biarritz, 25 juin-3 octobre 2004, repr.p.166
- 2004 MUSEO PABLO GARGALLO : Ordóñez Fernández, Rafael, Museo Pablo Gargallo, ayuntamiento de Zaragoza, 2004, repr. p. 122 (bronze du musée).
- 2018 CASTRES : Gargallo, le vide est plénitude, Augé, Jean-Louis, sous la direction de, Castres, musée Goya, musée d’art hispanique, 29 juin – 28 octobre 2018, repr.p.28.
Expositions
- 1916 BARCELONE, Gargallo, Galeríes Laietanes, octobre.
- 1966 DUISBOURG, Gargallo, Wilhem-Lehmbruck Museum, 19 novembre-31 décembre, n°16.
- 1970 PARIS, Musée Rodin, cat.27
- 1971 MADRID, Gargallo, Museo Español de Arte Contemporáneo, 23 octobre-5 décembre, n°20.
- 1980-1981 PARIS, Pablo Gargallo, musée d’art moderne de la ville, 18 décembre-1er mars, n°32.
- 1981 BARCELONE, Gargallo Exposició del Centenari, Gargallo, Palau de la Virreina, 1 avril-24 mai, n°55.
- 1981 LISBONNE, Gargallo, Fondation Calouste Gulbekian, juin-juillet, n°
- 1981-1982 MADRID ZARAGOZA, Gargallo Exposición del Centenario, Palacio de Cristal, 20 octobre-26 novembre, La Lonja, 7 décembre-10 janvier, n°55.
- 2004 VALENCIA-BIARRITZ, Pablo Gargallo, Institut Valencia d’Art Modern, 29 janvier- 2 mai 2004, Centre Le Bellevue, salles Les Rhunes et les Vagues, Biarritz, 25 juin-3 octobre 2004.
- 2018 CASTRES : Gargallo, le vide est plénitude, Castres, musée Goya, musée d’art hispanique, 29 juin – 28 octobre 2018.
Cette plaque en métal repoussé est une œuvre unique.
Elle est l’original qui a permis une édition en bronze.
Cette édition comprend 7 exemplaires numérotés ainsi que 3 épreuves d’artistes et 1 bronze « museo Pablo Gargallo ».
Seule une épreuve en bronze est localisée dans un musée :
- Zaragoza, Museo Pablo Gargallo, bronze « museo Pablo Gargallo ».
En plus de ce relief, Gargallo a consacré au thème de la femme se coiffant trois dessins et une sculpture en plaques de cuivre découpées.
Deux dessins datent de 1903. L’un, présentant une Femme agenouillée se peignant, à l’encre de Chine est conservé à la Fondation Calouste Gulbenkian[1]. L’autre, intitulé Toilette[2] présente une jeune femme peignant sa longue chevelure, la tête renversée vers l’avant. Dans un autre dessin de 1909, la Jeune femme se peignant[3], présente encore la tête vers l’avant mais avec le buste un peu relevé. Ces dessins offrent des aperçus de la composition d’une sculpture de 1931 en plaques de cuivre découpées et assemblées d’une Femme peignant ses cheveux[4]. Cette sculpture est le résultat des développements du travail de Gargallo avec les plaques de cuivre. Notre Femme se coiffant de 1916 résulte des premiers essais de l’artiste avec le cuivre. Il utilise ici une feuille très fine de métal et le motif résulte de la technique du repoussé. « La souplesse du modelé et la richesse tactile de ce petit cuivre forment un contrepoint maniériste à l’expressionnisme des plaques de métal découpé, soudé et perforé de la « Femme se coiffant » de 1931. »[5]
Dans Femme se coiffant, le modèle nous fait face, la tête penchée sur la droite elle peigne sa longue chevelure ramenée devant son buste. La jeune femme présente un canon opulent avec des formes à la fois rondes et tendues.
À la même période, Manolo, ce sculpteur compatriote et ami de Gargallo, excelle aussi dans les bas-reliefs et les figures féminines tout en rondeurs, images d’une femme méditerranéenne plantureuse. En 1912, il crée une Femme assise[6] dont le corps présente une morphologie comparable à Femme se coiffant. Les deux artistes ont un parcours équivalent, évoluant entre le Barcelone noucentiste et le Paris des avant-gardes, s’imprégnant des différents développements modernes de l’art tout en restant en marge du cubisme. Comme dans les œuvres de Manolo, on retrouve dans Femme se coiffant une vision synthétique et quasi-géométrique des formes, une composition monolithique, des caractéristiques qui peuvent également être un héritage de la sculpture de Derain.
[1] Gargallo, Femme agenouillée se peignant, 1903, encre de Chine, 33,8 x 29,5 cm, Fondation Calouste Gulbenkian, inv. DE91.
[2] 2004 EXPOSITION, p.109 : Toilette, 1903, encre et gouache, 33 x 40 cm, collection Artur Ramon.
[3] 2004 EXPOSITION, p.136 : Jeune femme se peignant, 1909, encre et aquarelle, 35,7 x 25,5 cm, collection privée.
[4] 2004 EXPOSITION, p.296-297 : Femme se peignant les cheveux, 1931, plaque de cuivre, 31 x 24,5 x 19 cm, collection privée.
[5] 1980-1981 EXPOSITION, n°32.
[6] Blanch, Montserrat, Manolo, sculptures, peintures, dessins, Cercle d’art, 1974, n°35, p.36 repr. : Femme assise, 1912, bas-relief en bronze, 34 x 34 cm, Munson-Williams Proctor Institute, Utica (New York).